Au bord de la fenêtre mais pas du gouffre.





C'est mort. J'ai plus envie d'écrire ici.



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# Posté le dimanche 16 novembre 2008 10:02

De l'amour en boite.

De l'amour en boite.
C'est bizare comme sensation. Avoir cette impression de faire quelque chose de sérieux pour une fois dans sa vie - et qui nous effraie. Sa a beau être la chose la plus merveilleuse et la plus raisonnable, une part de moi me chantonne toujours cette chanson "des histoires d'amour finissent mal en général" et puis, au fond, on veut être passionné et complétement libre et dans la démeusure, mais peut être que cette petite chose conventionnelle mène à la stabilité et à l'engagement. Mais aussi à l'idéal.

Il me prend la main, me parle doucement, de ces choses qui l'importent - et qui pourtant m'indifère - mais il le fait si maladroitement, comme quelqu'un d'effrayé, que c'est attendrissant, adorable. Je me retrouve dans un triangle amoureux - puis non - l'un est tendre et doucement appeuré, l'autre est fulgurant et trop sur de lui, comme choisir entre le feu et la glace. Deux relations différentes qui gravitent autours de moi. Je me refuse d'être à nouveau le feu et la flemme, je ne veut plus me consommer et disparaitre dans un flot de larmes amères et cruelles. Je veux la glace, la joie et la durabilité. Je veux du sérieux et du concret. Je veux de l'amour tout fait. Je veux lui dire qu'il est mon ange, et que je reste là - je reste là - et soudainement, le feu me brûle, j'ai peur de disparaitre dans un soufle, dans une illusion. La glace brule toujours avec le temps.

Il me dit ne pars pas.
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# Posté le jeudi 13 novembre 2008 12:01

L'art est inalienable - on s'alienne à lui.

L'art est inalienable - on s'alienne à lui.
L'art c'est ce qui n'est pas.

C'est cette sensation d'avoir un néant psychique et un groufre, un trou noir irrasatiable à la place du coeur. C'est cette seule condition qui fait que l'art est la dernière dose droguée et trempée à l'adrénaline que l'on s'injecte en intraveineuse - c'est cette seule drogue qui peut encore nous sauver. On la goute la première fois en se disant c'est la dernière mais dans son sillage de fumée nous à déja gouluement avalé.

Le manque d'art est une chose terrible - on ne reflète plus personne - et tout ces sentiments qui jaillissent, nous brulent de l'intérieur sans jamais se consommer complétement. C'est lui qui nous consomme et nous achève dans un dernier râle hilarant étouffé. Il nous possède et on le désir.
Il est tout ce qui n'est pas parce que l'art est cette seule chose que l'homme ne sait pas faire, on le représente pour se trouver sans lui nous ne sommes personne. L'art me brûle mes mots et son manque me vole mon identité. Je veux de l'art. Sans jamais m'arrêter. Il est ma frénésie inaliénable... Qu'il me trouve !



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# Posté le jeudi 30 octobre 2008 12:06

Sweet homme - J'ai un pinceau en guise flèche dans le coeur.

Sweet homme - J'ai un pinceau en guise flèche dans le coeur.
Je dois peindre. Peindre. Encore. Sans m'arrêter, sa devient irreprecible. Je dois peindre sans m'arrêter, je peut plus m'arrêter. Une spirale infernale qui m'avale gouluement & ne crache point d'os. L'art me manque tellement. Il me gobe l'âme, me la peint et je le peint - mais j'ai pas le temps, je suis en retard sur quelque chose - je crois que c'est ma vie.

Des couleurs dans tout les sens, le pinceau s'arrache à ma main, il me transperce et dessine mes entrailles. Quest-ce que je peint? Je ne sais même pas. Mais je ne sais pas, je ne sais plus. Je voudrais faire tellement de choses - comme faire le tour du monde, être ailleurs. Etre partout. Je voudrais tout faire. J'ai l'âme qui s'enquilose, pourquoi je n'arrête pas? Des fourmis de couleurs par-ci par là. Et si je mettais une lumière là, et si je mettais une éponge, et si je mettais tout ce que j'ai sous la main : ma vie, mes idées, mon corps, mes cours, mes souvenirs? Et si je les mettais tous là, est ce que sa rentrerait? Est ce que sa ferait beau? Et même si c'était beau pourquoi je n'y mettrais pas mon laid, je ne veux pas que sa soit beau je veux que sa soit moi.

Je voudrais qu'ils dansent, pourquoi ils ne bougent pas? Pourquoi une toile d'un artiste ne vaudrait pas celle d'un autre? Pourquoi ils ne bougent pas? Pourquoi plus rien ne bouge? C'est tellement vide de sens. Je pense trop vite, ou peut etre pas assez. Et si je partais pour Paris, l'Inde et l'Espagne? Et si je vivais là-bas à tout ces endroits en même temps? Et si ma toile bougeait jusque là? Et si je n'arrêtais jamais de penser? Et si je devais écrire 24 000 mots par minute, j'irais peut être plus vite que la minute et j'aurais le temps d'être là et la-bas, d'être partout. La vie est trop courte - je devrais avoir le temps d'être partout. Mais pourquoi rien ne sort, pourquoi je ne bouge pas non plus? Pourquoi ma toile est vide - et mes idées partout. J'arrive pas, il faut. que je fasse quelque chose.

Il faut que j'écrive moins, il faut que je sache comment ont fait pour aller plus vite.
Comment superman fesait le tour du monde en 1minute?




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# Posté le mardi 21 octobre 2008 04:31

Bedshaped - Vois ce que je suis - Ne rigole pas.

Bedshaped - Vois ce que je suis - Ne rigole pas.

Mood & Music.

Comme perlée dans un sillage de solitude - les jours s'effilochent peu à peu, et les choses disparaissent. Regarder quelqu'un dans le fond des yeux parcequ'il est quelqu'un, l'appeler à toute heure de la nuit quand l'alcool nous ennivre - parceque la seule personne qui est au bout de la ligne est aussi la seule a avoir de la chaleur humaine. C'est celle que l'on ne devine pas mais que l'on dessine pour mieux la comprendre. Jour et nuit. Nuit et jour. On dessine et on cherche mais "What do I know". On ne sait pas, on cherche peut être trop, ou peut être que l'on va trop loin dans nos actions pour comprendre que cette flemme là est dangeureusement vacillante. D'un soufle elle s'éteint. On se cosomme jusqu'a disparaitre.
Cet air nous rannime et puis on reprend la route, mais ce regard, cette voie, cette noirceur, c'est peut être bien la seule que l'on connaisse vraiment parceque dans le fond, on ne sait pas grand chose. On a besoin d'être vu, de se refléter dans le regard de quelqu'un pour se voir, et pour être deviné. Ecrire sur les murs, la mélodie du coeur, ce n'est pas forcément la chanter, la danser, c'est l'écrire et ne plus pouvoir l'effacer. Revenir dix ans en arrière et revoir ces mots graver dans la pierre. Regarde-moi.
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# Posté le jeudi 16 octobre 2008 14:14
Modifié le samedi 18 octobre 2008 14:34